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James Newton Howard Blood Diamond Titles For Essays

Blood Diamond  (2007)

Varèse Sarabande (US : 19 décembre 2006
FR : 22 janvier 2007) - Durée : 1:03:29 | Original Score [musique originale]


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Une lourde charge orchestrale convoque des sonorités africaines loin de toute authenticité. Ces sons de la savane associés à des voix d'Afrique noire ne sont pas du meilleur gout car employés grossièrement au milieu d'une partition multipliant les clichés. Nous ne sommes pas loin des partitions de Hans Zimmer dans le même registre (Tears of the Sun, Spirit...).

Quelques pistes ("Archer & Solomon Hike") rappellent tout de même que le compositeur de La Jeune Fille de l'eau est doué dans les petites mélodies au piano supportées par une harmonie de cordes, mais il s'agit d'une épingle au centre d'un amoncellement indigeste dans l'emphase lyrique de l'orchestre rendant ridicule les sons d'Afrique associés.

Benoit Basirico

Certes James Newton Howard compose pour un film "carte postale" une musique exotique qui perd toute authenticité dans la masse orchestrale (avec pourtant la voix de Youssou'N Dour). Et pourtant... Pourtant ça fonctionne bien, car le compositeur reste un maître absolu pour faire naître l'émotion en un rien de temps avec quelques accords de piano et une mélodie délicate aux cordes. On retrouve son style subtil et mélodique qui, à l'instar de Hans Zimmer ou de Thomas Newman, permet de donner tout son sens à une scène à l'écran en quelques instants et avec presque rien.

Le thème principal (qui apparaît dans "Crossing the Bridge" puis régulièrement ensuite, notamment dans le superbe "Archer & Solomon Hike"), qui décrit la relation entre Archer (Leonardo DiCaprio) et Solomon (Djimon Hounsou) est d'une beauté à couper le souffle. "Maddy & Archer" étonne également par son magnifique thème mélancolique et aérien, quasi solaire, pour la relation entre les personnages de Leonardo DiCaprio et de Jennifer Connelly. En un rien de temps, Howard crée des émotions puissantes et authentiques entre tous ces personnages pour les rendre attachants à l'écran (on se souvient encore la scène de la danse sur la glace dans King Kong, superbe, alors qu'elle aurait pourtant pu faire ricaner sans la musique).

Le reste de la musique fait moins dans la subtilité ("Diamond Mine Bombed" rappelle Media Ventures, ses percussions et ses guitares électriques d'un goût parfois douteux), mais l'ensemble demeure efficace, pour un film qui de toute façon ne semble pas dénué de clichés, bien au contraire. Quant aux chants africains, c'est de la pure carte postale, rien de mémorable, mais quand la voix se mêle à l'orchestre, on est certes en terrain connu, mais ça marche : la reprise du thème principal par des choeurs d'enfants dans "London" peu sembler mièvre mais bon sang, quel morceau !! On pense parfois à Freedomland pour ces brefs moments d'intense émotion, malheureusement un peu vite oubliés par la suite.

Problème essentiel de ce score (le même que Freedomland) : l'inspiration n'est pas homogène comme sur les partitions du maître pour Shyamalan, cette musique oscillant entre moments furtifs d'éblouissement et clichés hollywoodiens dont on se serait volontiers passé. Mais, si James Newton Howard utilise la "world music" comme a pu le faire son ami Hans Zimmer précédemment dans Le Roi Lion ou Les Larmes du Soleil, c'est pour mieux atteindre son objectif premier de compositeur de cinéma : servir le film, décrire les sentiments des personnages, leurs relations, et surtout, émouvoir le spectateur. Sur ce dernier point en tout cas, c'est réussi haut la main, et à l'écoute du CD il semble évident que peu de compositeurs auraient pu atteindre un tel niveau d'excellence. Encore une fois, James Newton Howard épate par des mélodies sublimes et une émotion à fleur de peau. Dommage que la partition ne soit pas complètement homogène (on aurait aimé que tout soit du niveau des premiers morceaux), mais le CD reste une belle expérience.

Sylvain Rivaud

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Vos avis

Pianist, producer, and composer James Newton Howard scored over 60 films beginning in the mid-'80s, including The Fugitive, The Prince of Tides, Pretty Woman, Glengarry Glen Ross, Batman Begins, Michael Clayton, and the Hunger Games series. Howard began taking classical piano lessons at the age of four, playing on a piano owned by his grandmother, who was the Pittsburgh Symphony's concertmaster and violinist during the 1930s and '40s. He went on to study at the USC School of Music and at the Music Academy of the West (in Santa Barbara, California) with Reginald Stewart and Leon Fleisher. He also studied under orchestrator Marty Paich, who would later conduct some of Howard's scores. After graduating from college, Howard joined a short-lived rock band, then worked for a couple of years as a session musician with artists including Diana Ross, Ringo Starr, and Harry Nilsson. In 1975, he joined the band of the most popular artist of that time, Elton John, toured with him during the mid-'70s, and later re-joined for a tour in 1980 and again in 1986. Over the years, Howard has worked as a songwriter, producer, or arranger with the such artists as Cher, Earth, Wind & Fire, Rickie Lee Jones, Olivia Newton-John, Bob Seger, Rod Stewart, Barbra Streisand, Toto, and more. He has received numerous Oscar nominations, and won an Emmy Award for his theme for the television show Gideon's Crossing and a Grammy Award in 2009 for his work on The Dark Knight. Those accolades brought continued high-profile film work, such as 2012's The Bourne Legacy, the Hunger Games franchise, and the Huntsman film series. He made his debut in the J.K. Rowling wizarding universe with 2016's Fantastic Beasts and Where to Find Them. The following year saw Howard score the American legal drama Roman J. Israel, Esq. ~ Joslyn Layne

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